Élevage laitier en détresse : des vaches laissées à l'abandon

Image : Savoir Animal
Une situation insoutenable a été révélée cette semaine dans un élevage laitier de 100 vaches situé à Princé, en Ille-et-Vilaine. Des images filmées par l’association L214 montrent des animaux à l’agonie, des cadavres en décomposition parmi les vivants, et des conditions d’hygiène extrêmes. L’élevage, partenaire de Lactalis, a vu sa collecte de lait suspendue depuis mi-juin, mais les dysfonctionnements persistent malgré les alertes.
Une enquête qui révèle l’horreur des conditions d’élevage
Les images diffusées par L214 illustrent un environnement où les vaches évoluent dans une épaisse couche d’excréments, sans espace propre pour se reposer. Plusieurs animaux présentent une maigreur extrême, signe de malnutrition, et certains veaux ne sont même pas identifiés. L’alimentation et l’abreuvement sont insuffisants, et les bêtes sont enfermées en permanence dans la stabulation. Depuis janvier, cette situation catastrophique dure sans amélioration.
Les autorités locales avaient été alertées : la mairie de Princé a signalé les dysfonctionnements aux services vétérinaires de la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Une inspection a eu lieu le 18 juin, mais aucun changement n’a été observé depuis. Les animaux en grande souffrance ne sont toujours pas soignés, les cadavres continuent de se décomposer, et les niches individuelles des veaux abritent des morts non évacués. Ni la préfecture ni la chambre de l’agriculture n’ont pris de mesures pour mettre fin à cette situation.
Des actions en justice pour faire cesser l’urgence
Face à cette carence des autorités, L214 a porté plainte pour abandon et mauvais traitements auprès du procureur de la République de Rennes. L’association demande également la fermeture immédiate de l’exploitation, la mise à l’abri des animaux survivants et l’euthanasie des bêtes trop affaiblies pour être sauvées. Un recours contre l’État est aussi engagé pour manquement à sa mission de contrôle vétérinaire, une pratique déjà condamnée à dix reprises par la justice.
Sébastien Arsac, directeur des enquêtes de L214, souligne l’urgence d’agir : « Un mois après le contrôle des autorités, on laisse toujours des animaux mourir dans cet élevage. L’éleveur, en grande difficulté, doit être accompagné, mais cette situation rappelle tristement l’affaire des vaches de Meillac, où rien n’avait changé pendant trois ans après un premier signalement. »
Comment réagir face à de telles situations ?
Si vous êtes témoin de maltraitance animale, il est essentiel d’agir :
- Signaler aux services vétérinaires de la préfecture ou à une association comme L214.
- Ne pas intervenir directement pour éviter tout risque juridique ou de sécurité.
- Soutenir les associations qui luttent pour le bien-être animal, notamment en signant des pétitions ou en faisant un don.
Cette affaire rappelle l’importance du contrôle vétérinaire et de la vigilance collective. En cas de doute sur le bien-être d’un animal, consultez un vétérinaire ou une structure spécialisée. La protection des animaux passe par des actions concrètes et une pression constante pour faire évoluer les pratiques.
Synthèse éditoriale assistée par IA — AnimalConseil. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.
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