Collectif Urgence NAC : unir les voix contre l'abandon des NAC

Image : Savoir Animal
Pourquoi tant de nouveaux animaux de compagnie (NAC) continuent-ils d'arriver dans les associations et les refuges ? C'est la question qui a poussé plusieurs structures spécialisées à se réunir au sein du Collectif Urgence NAC, né en novembre 2023. Le constat de départ est simple : achats sur un coup de cœur, besoins sous-estimés, erreurs de sexage, portées accidentelles, frais vétérinaires trop importants, reproductions entre particuliers… et, au bout de la chaîne, très souvent les refuges. L'idée du Collectif est donc de ne plus agir chacun dans son coin et de s'attaquer aussi aux causes des abandons.
Faire remonter la réalité du terrain
En janvier 2026, une délégation du Collectif a rencontré le sénateur Arnaud Bazin, un rendez-vous qui a donné une nouvelle impulsion à la démarche. Les échanges ont porté sur ce que vivent les associations au quotidien : refuges saturés, reproductions non maîtrisées, ventes entre particuliers, annonces illégales sur Internet et vente de NAC en animalerie. Au fil des mois, de nouvelles associations ont rejoint le mouvement, avec un constat partagé : ce que vit une structure dans un département, une autre le vit souvent à l'autre bout de la France.
La vente en animalerie, combat principal
Depuis 2024, chiens et chats ne peuvent plus être vendus en animalerie. Pourtant, lapins, cochons d'Inde, hamsters, rats, souris et autres petits animaux y sont toujours commercialisés. Le Collectif rappelle qu'un lapin peut vivre une dizaine d'années et qu'il a besoin d'espace, d'une alimentation adaptée et de soins vétérinaires. Il demande donc l'interdiction de la vente des NAC en animalerie, estimant qu'un animal ne devrait jamais être un achat comme un autre.
Ce que révèlent les annonces en ligne
Pour mesurer le phénomène, l'association Les P'tits Poilus d'la Grotte, membre du Collectif, a enquêté sur les annonces de « dons » de lapins publiées sur Leboncoin. En un mois, 4 814 annonces ont été recensées manuellement, représentant 12 444 lapins proposés, dont 5 356 lapins de compagnie. Plus frappant : 77,7 % des annonces présentées comme des dons correspondaient en réalité à des ventes avec contrepartie financière. Pour les lapins de compagnie étudiés, 85 % des annonceurs interrogés ne demandaient pas le certificat d'engagement et de connaissance, et seulement 1 % des annonces le mentionnaient explicitement.
Une voix qui compte désormais
Le 17 septembre, le Collectif a été reçu par la Division nationale de lutte contre la maltraitance animale (DNLMA). À l'issue de ce rendez-vous, il intégrera le Comité interministériel de lutte contre la maltraitance animale (CILMA), une étape importante pour que les NAC et les associations qui les prennent en charge aient une voix dans les échanges avec les pouvoirs publics. Prochaine étape : le 6 octobre, le Collectif sera auditionné à l'Assemblée nationale, notamment autour de l'enquête sur les ventes illégales d'animaux entre particuliers.
Si vous envisagez d'accueillir un NAC, renseignez-vous sur ses besoins réels et sa durée de vie avant toute décision. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.
Synthèse éditoriale assistée par IA — AnimalConseil. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.
Transparence : cette page peut contenir des liens affiliés. Un achat via ces liens peut nous rémunérer, sans surcoût pour vous.

