En Italie, les chevaux bientôt reconnus comme animaux de compagnie ?

Image : Savoir Animal
En Italie, une mobilisation citoyenne prend de l’ampleur pour faire évoluer le statut juridique des équidés. L’objectif est clair : reconnaître officiellement les chevaux, ânes, mulets et bardots comme des animaux de compagnie, et non plus comme des animaux de rente. Cette reconnaissance permettrait de leur offrir une protection renforcée, en phase avec la sensibilité et le lien affectif qu’ils entretiennent avec les humains.
Une proposition portée par la société civile
Portée par les associations Animal Equality Italia et la Fondation Islander, la proposition de loi d’initiative populaire "Fine corsa" a été déposée à la Cour de Cassation de Rome. Actuellement, une collecte de signatures est en cours sur le site du Ministère de la Justice italien, jusqu’au 6 janvier 2027. Pour que la proposition soit examinée par le Parlement, il faut réunir au moins 50 000 signatures certifiées. Ce texte vise à modifier le cadre juridique actuel, notamment la loi 281/1991 et la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie.
Des mesures concrètes pour mieux protéger les équidés
Si cette initiative aboutit, plusieurs changements majeurs pourraient voir le jour :
- Inclusion des équidés parmi les animaux de compagnie : chevaux, ânes, mulets et bardots seraient retirés de la catégorie des animaux de rente, ce qui interdirait leur abattage et leur assimilation à des animaux d’élevage.
- Interdiction de l’abattage et de la consommation : la viande équine ne pourrait plus être vendue, consommée ou exportée sur le territoire italien.
- Fin de la "mise à la casse" : les chevaux en fin de carrière, issus des courses hippiques, des sports équestres ou des calèches touristiques, ne pourraient plus être envoyés à l’abattoir pour des raisons économiques.
- Renforcement des protections : interdiction de leur exploitation excessive, de leur utilisation dans des spectacles dangereux ou stressants, et de leur utilisation dans l’expérimentation scientifique.
En parallèle, une proposition de loi portée par des députées est actuellement examinée à la Chambre des députés, en commission Agriculture. Une autre proposition, soutenue par la militante animaliste Michela Brambilla, est discutée en commission Environnement. Ces initiatives reflètent un consensus politique inhabituel sur ce sujet en Italie.
Et en France ?
Ce débat n’est pas limité à l’Italie. Plusieurs propositions de loi similaires ont déjà été déposées en France, notamment par le député Nicolas Dupont-Aignan en 2013, 2018 et 2023. Plus récemment, deux nouvelles propositions ont été déposées à l’Assemblée nationale (septembre 2025) et au Sénat (novembre 2025), actuellement en cours d’examen. À titre de comparaison, la Grèce a déjà franchi le pas en 2020, en reconnaissant les chevaux comme animaux de compagnie et en interdisant leur abattage. Une initiative citoyenne européenne, "End The Horse Slaughter Age", a également été lancée en 2023 pour porter ce débat à l’échelle de l’Union européenne.
Ce changement de statut juridique pourrait marquer une étape importante pour le bien-être des équidés. Il rappelle que notre relation avec ces animaux a évolué, et que le droit doit suivre cette évolution pour mieux les protéger.
Synthèse éditoriale assistée par IA — AnimalConseil. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.
Transparence : cette page peut contenir des liens affiliés. Un achat via ces liens peut nous rémunérer, sans surcoût pour vous.

