Maltraitance de canards : L214 dévoile une enquête édifiante

Image : Savoir Animal
L'association L214 a publié ce mercredi 16 septembre une enquête révélant les conditions de vie de 11 500 canards de Barbarie élevés pour leur viande dans une exploitation située à Sèvremoine, dans le Maine-et-Loire. Ces oiseaux, destinés à la vente sous la marque Carrefour Extra, sont maintenus dans un environnement particulièrement dégradé. La comédienne Aure Atika, qui commente la vidéo de l'association, a interpellé l'enseigne Carrefour pour demander le retrait de ces produits de ses rayons ainsi que la signature du Plant Protein Pact. L214 a également porté plainte pour mauvais traitements auprès de la procureure de la République du tribunal judiciaire d'Angers.
Des conditions de vie particulièrement dégradées
L'enquête décrit un bâtiment fermé où 11 500 canards vivent sur un caillebotis en plastique, sans aucun mètre carré de litière. Les observations faites sur place mettent en avant de nombreux signes d'atteinte à la santé et au bien-être des oiseaux :
- Un espace restreint à environ 700 cm² par animal, soit à peine plus que la surface d'une feuille A4.
- Des mutilations et altérations physiques : becs mutilés, griffes coupées et plumages souillés.
- Des pododermatites, caractérisées par des plaques brunes et croûteuses sur les pattes.
- Des animaux paralysés, incapables de se déplacer par eux-mêmes, ainsi que des cadavres laissés au sol au milieu des vivants.
- Un système d'abreuvement limité à une pipette au-dessus d'une petite coupelle, empêchant les canards d'immerger leur tête ou leur corps.
- Une collecte violente lors du départ vers l'abattoir après 83 jours d'engraissement, réalisée en 1 h 30 par des ramasseurs qui empo
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