Mobilisation contre l'abattage des chiens errants dans les DOM

Image : Parole d'animaux
À trois jours de la commission mixte paritaire qui tranchera le sort de l’article 14 du projet de loi « Protection et souveraineté agricoles », une mobilisation citoyenne massive s’organise contre une mesure autorisant l’abattage de chiens errants dans les départements et régions d’outre-mer. Sans encadrement vétérinaire ni recours possible pour les habitants, cette disposition suscite l’indignation et pousse à l’action.
Un dispositif controversé dans les DOM
L’article 14 du projet de loi prévoit que les préfets de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique, de La Réunion et de Mayotte puissent ordonner, pendant deux mois, la destruction de chiens errants ou divagants sur simple décision administrative. Aucune expertise vétérinaire n’est requise, et les habitants n’ont aucun droit de recours. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où, selon Argos42, cinq années d’euthanasie massive en Martinique n’ont pas permis de résoudre le problème des chiens errants.
Une mobilisation citoyenne et politique en marche
Face à ce projet, une pétition en ligne a déjà recueilli des dizaines de milliers de signatures, toujours ouvertes à la signature jusqu’à la date de la commission. Argos42, à l’origine de cette initiative, a également interpellé directement la sénatrice Catherine Conconne, autrice du texte, sur deux points précis : l’échec documenté des politiques d’euthanasie en Martinique et l’absence de plan de stérilisation chiffré pour accompagner cette mesure. Aucune réponse n’a été apportée à ces interrogations.
En parallèle, l’association a contacté des membres de la commission mixte paritaire, ainsi que les ministres des Outre-mer et de l’Agriculture, pour leur soumettre un projet d’amendement visant à supprimer le volet « destruction » de l’article 14. Les revendications d’Argos42 s’articulent autour de trois axes :
- Le retrait pur et simple du volet « destruction » lors de la commission mixte paritaire ;
- La mise en place d’un plan national de stérilisation massive et financée pour les DOM ;
- Un renforcement du contrôle de l’identification obligatoire des chiens, avec des sanctions effectives pour les propriétaires défaillants.
Agir ensemble pour une solution durable
Ce débat dépasse la simple question animale : il interroge notre modèle de société et notre capacité à privilégier la prévention plutôt que la répression. Pour Argos42, la solution passe par des politiques publiques efficaces, fondées sur la stérilisation et l’identification, plutôt que sur l’abattage. Chacun peut contribuer à cette mobilisation en signant et en partageant la pétition avant la date limite. La presse est également invitée à relayer ce dossier pour éviter que la décision ne soit prise sans débat public approfondi.
Synthèse éditoriale assistée par IA — AnimalConseil. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.
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