British Shorthair : caractère, santé et entretien
George E. Koronaios — CC BY-SA 4.0
Le british shorthair est une race de chat originaire de Grande-Bretagne, descendant des chats de ferme britanniques qui aidaient les agriculteurs à se débarrasser de nuisibles. Ces chats sont ensuite appelés british shorthair (de l'anglais « britannique à poils courts») pour les différencier des chats étrangers, et pour qualifier leur poil court. Originellement apprécié pour ses qualités de chasseur, le british finit peu à peu dans les foyers puis atteint une forte popularité à l'échelle mondiale, vers la fin du XIXe siècle. Cette race a souffert des deux guerres mondiales, qui ont failli la faire disparaître, mais elle a été maintenue grâce à des croisements avec d'autres chats, notamment des persans, et fait aujourd'hui partie des races les plus appréciées. De taille moyenne à grande, il est caractérisé par ses formes arrondies et ses grands yeux. Bien que le bleu soit le pelage le plus représentatif du british, une large palette de couleurs est autorisée en exposition. Ce chat d'intérieur est réputé pour son tempérament calme et son air pataud dû à ses formes dodues. Il est souvent décrit comme affectueux et douillet, facile à dresser.
Origines
L'ancêtre du british shorthair aurait été apporté en Grande-Bretagne dans l'Antiquité par les romains, qui eux-mêmes l’aurait trouvé en Égypte, pour chasser les rongeurs car ce chat particulièrement résistant pouvait survivre à des voyages en mer. Il s'est d'ailleurs adapté à la rudesse du climat britannique à l'aide de sa fourrure courte mais dense et presque imperméable. D'abord appréciés pour leurs prouesses dans le domaine de la chasse, très utilisés dans la dératisation (ils sont même mentionnés dans des textes juridique du Xe siècle), ils prennent petit à petit leur place dans les domiciles britanniques et deviennent très recherchés pour leur caractère paisible et tendre. L'élevage sélectif des meilleurs exemples du type a commencé au XIXe siècle, principalement avec le développement de la variété inhabituelle bleue appelée « British Blue». C'est en 1870 que ces chats sont reconnus comme une race. Certaines sources attribuent directement à Harrison Weir le concept initial de standardisation des british. En 1871, des éleveurs anglais, tels que H. Weir, sélectionnent les plus beaux chats de gouttière pour la première exposition féline qui a lieu au Crystal Palace de Londres. C'est une chatte british shorthair bleu tabby qui remporte cette toute première exposition féline.
Lors de l'arrivée des persans en Angleterre, ces nouveaux venus plus « exotiques» eurent rapidement un grand succès et parvinrent à dépasser le british shorthair en popularité, au grand dam de nombreux éleveurs, comme Weir d'ailleurs, sa déception face à cet « abandon du shorthair britannique».Le british shorthair est l'homologue de l'européen de l'Europe continentale et de l'american shorthair des États-Unis. Il est vraisemblable que dès le début des années 1900, les british shorthair soient importés vers les États-Unis, bien qu'ils soient enregistrés sous le nom « domestic shorthair» jusque dans les années 1950. La Première Guerre mondiale porte un coup important à l'élevage de british shorthair, qui se trouve presque éteint. Afin de pouvoir relancer la race, des croisements avec des chats sans pedigree sont pratiqués, ayant pour conséquence la perte du physique typique à la race. Pour leur redonner leur rondeur perdue, le persan est utilisé. La GCCF refuse alors d'enregistrer ces chats issus de croisement au titre de british shorthair et il faut attendre trois générations avant que les descendants puissent être à nouveau enregistrés.Après la Seconde Guerre mondiale, le même scénario se reproduit. En plus des chats de gouttière, il est vraisemblable que des croisements avec des bleus russes, des burmeses et des chartreux aient eu lieu. Les conséquences sont les mêmes qu'après la Première Guerre mondiale et il faut à nouveau faire appel aux persans. Le gène du poil long est ainsi introduit dans la race. Les chatons nés avec le poil mi-long dans les portées de british shorthair sont longtemps délaissés mais en France, en 2000, la variété est reconnue sous le nom de british longhair. Les premiers british shorthair (qui étaient bleu-gris pour la plupart) avaient une forte ressemblance avec les chartreux, ce qui entraîna des croisements entre ces deux races, à tel point que la FIFé décida de ne reconnaître qu'une seule race. Mais, en 1977, la FIFé sépara à nouveau les deux races avec l'interdiction de les croiser. La race est reconnue officiellement par la FIFé dès 1960 en Europe. Aux États-Unis, où il a été croisé avec des americans shorthair, le british shorthair est reconnu par la CFA en 1980 et par la TICA en 1979. En France, le LOOF l'homologue en 1979.
Popularité
Le british est l'une des races de chat les plus célèbres. Il s'agit de l'une des plus grandes sections de race des expositions félines du GCCF. Au Royaume-Uni, son pays d'origine, c'est la race la plus populaire. C'est d'ailleurs une race très reconnue mondialement: ce chat apparaît souvent dans le top 10 lors des sondages. Il a également un grand succès sur les réseaux sociaux. Le british se situe dans les dix premières races du LOOF et, depuis 2002, c'est la race avec le plus de pedigrees enregistrés auprès du GCCF. Au Canada, le British shorthair est la 5e race de chat la plus populaire entre 2016 et 2019, selon l'AFC.
Standards
Les différents standards des associations félines sont globalement très proches pour décrire le « british shorthair idéal», bien que l'échelle des points varie selon les fédérations, certaines préférant privilégier la couleur de la robe à la forme du visage.
Corps
Le british shorthair est un chat tout en rondeur, robuste et puissant. À première vue, il devrait paraître légèrement arrondi et bien équilibré. Le british est l'une des races les plus larges et présente un dimorphisme sexuel assez marqué: les mâles ont tendance à être plus volumineux. Il a un corps musclé au format semi-cobby. Ses hanches et ses épaules et sa poitrine sont larges, le rendant relativement imposant. Le manque de tonicité musculaire ou une ossature trop fine sont considérés comme des défauts. Les pattes, de longueur assez courte voire moyenne, présentent également une musculature et une ossature puissantes. Au bout, les pieds sont ronds et fermes. La queue est épaisse à la base et garde plus ou moins la même épaisseur sur toute sa longueur. Le bout est arrondi et la longueur de la queue doit égaler les deux tiers du corps. L'encolure est trapue et courte, pouvant donner l'impression qu'elle est inexistante.
Tête
Source : Wikipédia — texte disponible sous licence CC BY-SA. Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.
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