Burmilla : caractère, santé et entretien

David Johnson [1] — CC BY-SA 3.0
Le burmilla est une race de chats originaire d'Angleterre faisant partie du groupe des asians. Son développement commence durant les années 1980 à la suite d'un croisement fortuit entre une chatte burmese lilas et un persan chinchilla. Le burmilla est reconnu une dizaine d'années plus tard par deux registres d'élevage européens d'importance: le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) puis la Fédération internationale féline (FIFé). Les registres américains reconnaissent la race à titre provisoire dans les années 2000. La race est d'effectifs moyens en Europe et se situe en milieu de tableau des races les plus populaires en France. Le burmilla est un chat de taille moyenne et de type médioligne semi-foreign. Le standard est calqué sur celui du burmese anglais. La robe est tipped, c'est-à-dire que la couleur est repoussée à l'extrémité du poil, ce qui donne une fourrure blanche hâlée de couleurs. Les croisements autorisés varient selon les fédérations: le burmese anglais, l'asian et le persan sont les races les plus souvent citées. Le burmilla est généralement décrit comme un chat extraverti et joueur, d'un tempérament doux et gentil. L'entretien consiste en un brossage hebdomadaire.
Un croisement fortuit
La création de la race date de 1981 et résulte d’un croisement accidentel. La baronne Miranda von Kirchberg, éleveuse de burmeses, possède un persan silver chinchilla mâle acheté pour son mari et appelé Sanquist. Peu avant la date prévue pour sa castration, un croisement fortuit est réalisé avec une femelle burmese à la robe lilas appelée Fabergé. Selon le témoignage de la baronne, une femme de ménage a laissé entrer Sanquist dans la pièce où Fabergé, en chaleur, attendait que lui soit présenté un autre burmese. Bien que la femelle fut couverte par un autre mâle de race appropriée, quatre chatons femelles à la robe noire silver shaded, couleur qui ne laisse aucun doute sur la paternité de Sanquist, naissent le 11 septembre 1981: Galatea, Gemma, Gabriella et Gisella. Ces quatre femelles sont si belles que la baronne refuse de les castrer comme il est d'usage en de tels accidents et les utilise comme base pour la création d'une nouvelle race.
Le développement de la race
Miranda von Kirchberg et son amie éleveuse Thérèse Clarke décident de créer une nouvelle race en se basant sur Gemma et Galatea. La baronne croise à nouveau son persan Sanquist avec une autre burmese de son élevage. En 1982, un mâle, Jacynth, naît de cette union, qui, avec ses deux demi-sœurs est à l'origine de nombreuses lignées de burmillas. Les deux éleveuses décident que cette nouvelle race ressemblerait au burmese anglais, notamment parce qu'aucune confusion avec d'autres races n'est possible. Elles rédigent le standard sur la base de celui du burmese. Le nom choisit pour cette race est « burmilla», contraction des termes « burmese» et « chinchilla». Des croisements consanguins sont réalisés pour fixer certaines caractéristiques morphologiques, notamment le poil court. En effet, l'apport du persan a amené le gène récessif produisant le poil mi-long et il était indésirable. La Burmilla Association est créée par Miranda von Kirchberg pour promouvoir et développer la race. En 1984, Thérèse Clarke crée le Burmilla Cat Club. Le Burmilla Cat Club publie régulièrement une revue, le BCC Mews et en quatre ans réunit une cinquantaine de membres. Les deux clubs développent deux aspects différents du burmilla: la Burmilla Association se concentre sur la conservation du type morphologique, tandis que le Burmilla Cat Club travaille sur la qualité du tipping de la robe.
La reconnaissance de la race
L'action cumulée des deux clubs de la race permet de hisser rapidement le burmilla comme une « nouvelle race» solide. Le travail pour la reconnaissance de la race commence dès 1983. La baronne choisit de développer d’autres couleurs et ces chats sont actuellement reconnus sous le nom d'asians. Thérèse Clarke continue à travailler les lignées silver et la Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) reconnaît la race dès 1989 et la Fédération internationale féline (FIFé) en 1994. Les deux principales fédérations américaines, la Cat Fanciers' Association (CFA) et la The International Cat Association (TICA), reconnaissent le burmilla comme une « nouvelle race». La race est rare aux États-Unis et en France. Selon les statistiques du Livre officiel des origines félines (LOOF), on ne comptait entre 2003 et 2013 que 343 burmillas enregistrés, soit 0.17 % du total des chats de race en France. En 2013, le burmilla est classé à la 31e place sur 72 races en nombre d'inscriptions au LOOF. Il est cependant la race du groupe des asians la plus populaire en France.
Standards
Pour le LOOF, les standards du burmese anglais, de l'asian et du burmilla sont identiques hormis ce qui concerne les croisements et couleurs autorisés.
Corps
Le burmilla est un chat de taille moyenne à la silhouette médioligne semi-foreign. Les burmillas dont la silhouette est trop orientale ou cobby sont éliminés du championnat, tout comme les sujets à l'ossature fine ou à la petite taille. Le corps et l'encolure sont bien musclés et le chat est souvent plus lourd qu'il n’y paraît. Le dos est droit et le poitrail arrondi. Les pattes, qui doivent être fines, sont bien proportionnées par rapport au corps. Les pattes arrière sont légèrement plus longues que celles de devant. Les pieds sont de forme ovale et bien dessinés. La queue est de longueur moyenne, elle doit pouvoir toucher les épaules si on la replie le long du corps. Elle est moyennement épaisse et s’effile vers le bout qui est arrondi.
Tête
La tête de taille moyenne forme un triangle court de face. Les pommettes sont larges, le crâne et le front légèrement bombés. Un crâne plat est considéré comme un défaut. De profil, le stop est bien marqué, puis le nez se termine droit. Les nez busqués sont considérés comme des défauts. Le museau est légèrement arrondi et le menton est assez épais. Les yeux sont grands. Leur ligne supérieure s’incline vers le nez tandis que la ligne inférieure est arrondie. Les yeux doivent être bien espacés sur la tête. C'est avant tout leur forme et non leur couleur qui prime. Le standard précise toutefois que leur couleur doit être vive. Des yeux à la forme orientale ou ronde, trop proches sur la tête ou très petits sont des défauts. Les couleurs admises sont le jaune et le vert dans toutes leurs nuances, avec une préférence pour le vert pour les robes chinchilla. Les oreilles sont de taille moyenne, larges à la base et à l'extrémité arrondie. Elles doivent, comme les yeux, être bien espacées sur la tête. Vues de profil, les oreilles pointent vers l'avant.
Robe et fourrure
Source : Wikipédia — texte disponible sous licence CC BY-SA. Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.
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