🩺 Santé · 18 septembre 2026

Salons du chiot : la Fondation 30 Millions d'Amis dénonce

Salons du chiot : la Fondation 30 Millions d'Amis dénonce

Image : Savoir Animal

⚠️ Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas une consultation vétérinaire. En cas de symptôme grave ou persistant, consultez rapidement un vétérinaire.

Faut-il encore tolérer, en 2026, que des chiots soient exposés et vendus comme de simples marchandises ? Pour la Fondation 30 Millions d'Amis, la réponse est clairement non. Entre mai et août, ses équipes se sont rendues caméra discrète sur plusieurs salons du chiot à travers la France. Leur constat, livré dans une vidéo exclusive, met en lumière un business bien rodé où le profit passe avant le bien-être animal.

Ce que révèle l'enquête

À Valenciennes, Fontainebleau et Aix-en-Provence, les mêmes problèmes reviennent :

  • des animaux à peine sevrés, transportés sur des centaines de kilomètres pour être présentés plusieurs jours sur des stands ;
  • une exposition aux courants d'air, à la chaleur et au bruit ;
  • des visiteurs interpellés dans les allées et encouragés à manipuler les chiots ;
  • des offres de paiement échelonné jusqu'à 12 échéances ;
  • un non-respect généralisé du délai de réflexion avant l'achat ;
  • une absence flagrante de sélection des acheteurs selon leur mode de vie et leur expérience.

Pour la Fondation, ces foires et salons sont de véritables « temples de la marchandisation » qui favorisent l'achat d'impulsion et exposent les chiots à des risques d'abandon et de maltraitance. Elle demande donc l'interdiction ferme et définitive des salons du chiot et du chaton.

Des pratiques illégales

Dans un courrier adressé à la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, la présidente de la Fondation, Reha Hutin, dénonce une « marchandisation poussée à son paroxysme ». Elle pointe des discours faussement responsabilisants qui présentent l'accueil d'un jeune animal comme une simple formalité.

Sur les images diffusées, la réalité au moment de conclure la vente est tout autre : alors qu'un temps de réflexion est obligatoire entre la signature du certificat d'engagement et de connaissance et la remise de l'animal, les acheteurs sont incités à antidater le document et à repartir avec le chiot sans délai. Cette méconnaissance de la loi expose les vendeurs à une amende de 135 euros, aggravée par une condamnation pour faux et usage de faux, passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende si la date est sciemment modifiée pour simuler le respect des 7 jours.

Autre point d'inquiétude : le manque de transparence sur les « races » exposées (maltipoo, morkie, pomsky, pomchi, samsky…). De nombreux chiots issus de croisements sont illégalement présentés comme des chiens de race et vendus à prix d'or.

Une réponse politique jugée insuffisante

Fin juillet, le premier ministre a annoncé un renforcement des contrôles et un durcissement de la réglementation sur les salons du chiot. Une mesure que la Fondation juge insuffisante, tant ces événements encouragent l'achat d'impulsion et mettent les animaux en danger.

Les bons réflexes avant d'adopter

Face à ce constat, quelques principes restent essentiels. Prenez le temps de la réflexion avant tout engagement : accueillir un animal se prépare. Privilégiez les adoptions en refuge ou auprès d'éleveurs sérieux, qui sélectionnent les futurs maîtres et ne cèdent jamais un chiot sur un coup de tête. Méfiez-vous des ventes sous pression et des paiements échelonnés présentés comme un argument commercial. En cas de doute sur la santé ou le comportement d'un chiot, consultez un vétérinaire.


Synthèse éditoriale assistée par IA — AnimalConseil. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un vétérinaire.

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Source : Savoir Animal

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